Le mot d’ordre a été donné, les salafistes se sont déchaînés ?

Le mot d’ordre a été donné, les salafistes se sont déchaînés ?

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La nuit du lundi 11 au mardi 12 juin a été très mouvementée, caractérisée par des actes de violence et de barbarie, et des affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de salafistes à La Marsa, Douar Hicher (Ettadhamon), Ksar Said, Cité Intilaka, Essijoumi, El Kram ou encore Mellasine.

À La Marsa, le 10 juin, où tout avait commencé suite à une exposition controversée (Printemps des Arts) au Palais Abdellia, des salafistes ont attaqué ledit palais pour le vandaliser et le saccager. Hier, le 11 juin à 11h, un groupe de salafistes a tenté de mettre le feu à un poste de police de la région.
 

Parallèlement, à Douar Hicher, le commissariat « 2 mars » de la Garde Nationale a été littéralement incendié alors qu’à Ksar Said, le commissariat « 3A » a failli subir le même sort avant que les militaires n’interviennent pour contrer les agresseurs. Ces derniers se sont regroupés au niveau du rond-point, qui se trouve en face, pour hisser leurs drapeaux salafistes.

Aussi, à Essijoumi, c’est le tribunal de Tunis 2 qui a été saccagé et incendié. Les agents de la protection civile, arrivés sur les lieux, pour éteindre l’incendie ont été, à leur tour, attaqués et empêchés de maitriser les flammes.

Jusqu’à maintenant (Ndlr. 10h), la Cité Intilaka est « fermée » par les salafistes. On ne peut ni y entrer ni en sortir. Des pneus incendiés. Les forces de sécurité sont intervenues à coup de grenades lacrymogènes et en tirant en l’air, mais ont été accueillies par des cocktails Molotov.

De même, les locaux de l’UGTT et ceux de Watad à Jendouba ont été vandalisés, on rapporte que plusieurs commerces qui avaient participé à la grève générale du 5 juin dans la ville ont été incendiés.

Tous les ingrédients étaient présents pour favoriser des attaques simultanées et bien coordonnées des salafistes sur des quartiers plutôt chauds.

Hier soir, à 20h sur la télévision nationale 1, le ministre des Affaires religieuses a justifié l’attaque salafiste sur les ‘oeuvres’ du Printemps des Arts par l’atteinte au « sentiment religieux »

Avant hier, l’appel du Chef d’Al Qaida, Aymen Al-Zouahiri aux Tunisiens pour défendre la Chariaa en accusant au passage Ennahdha de trahir l’Islam, est pour plusieurs un message déclencheur.

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