Microsoft Tunisie «Open» l’année 2012 en fanfare

Microsoft Tunisie «Open» l’année 2012 en fanfare

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Avec un nouveau directeur à sa tête, Microsoft Tunisie s’est offert un souffle tout neuf pour cette année 2012. Le jeune et dynamique Mohamed Bridaa, 36 ans, l’a dit : cette année sera sous le signe de l’investissement dans le développement et l’emploi du grand potentiel que présente la Tunisie.

La filière tunisienne de la firme de Redmond a toujours suscité de fortes critiques en Tunisie de par sa politique, pour laquelle certains l’ont traitée de gigantesque «machine à sous», que par les accusations qui lui ont été portées lors de la révolution tunisienne : celles d’avoir aidé la cyber police de Ben Ali dans les opérations de ratissage du Net tunisien. Et malgré les démentis, l’image de la firme en Tunisie en a pris un sacré coup aux yeux des internautes et militants du web.

La communauté Open Source tunisienne a essayé de profiter de cette situation afin de la renverser à son avantage et inciter le nouveau gouvernement à opter pour des solutions software open source gratuites et fiables. Tout le monde savait qu’il fallait profiter de l’expiration en 2012 du fameux contrat signé par Ben Ali avec Microsoft Corporation en 2006. Un contrat qui a fait couler beaucoup d’encre de par son montant pharaonique pour un pays tel que la Tunisie que par les nombreuses zones d’ombre qu’il contenait. Il faut dire que la communauté a manqué d’organisation et surtout de moyens. Les pressions portant sur les principes douteux de Microsoft Tunisie n’ont pas suffi à changer la donne.

En effet, aussitôt installé aussitôt d’attaque, le nouveau DG de Microsoft Tunisie, Mohamed Bridaa, s’est entretenu, fin janvier, avec le ministre provisoire de l’Education nationale, Abdellatif Abid, afin de se mettre d’accord sur le lancement d’un nouveau centre de nouvelles technologies dans le domaine éducatif. Un vrai coup dur pour la communauté qui certes se doutait qu’une telle chose allait arriver surtout que lors de la présentation du nouveau directeur, ce dernier a fait allusion à un tel projet.

Ainsi, la Tunisie se retrouve de nouveau embarquée pour un autre tour de manège avec la grosse firme, qui comme on le sait tous, ne fera pas pour les beaux yeux de la Tunisie. On se doute bien que, derrière cette initiative, notre gouvernement sera obligé d’investir dans des produits payants (les licences des produits Microsoft), un investissement en devises au détriment d’autres projets de développement plus importants, alors que des solutions gratuites en Open Source existent.

Sur tous les fronts, la branche tunisienne de Microsoft organise, entre autres avec la coopération de certaines figures du domaine technologique tunisien tel que HP, les TechDays 2012 Tunisie. Un évènement informatique de grande envergure similaire à celui que Microsoft organise en Europe, et qui se tiendra les 8 et 9 février 2012 au Palais des Congrès de Tunis. Et ce, en parallèle avec celui de France. Objectif : rassembler les professionnels des technologies et de l’IT de divers horizons en Tunisie ainsi que de l’étranger. Un grand rassemblement et une opportunité pour ces géants de discuter les nouvelles technologies, négocier de nouvelles offres et nouer des relations dans différents domaines. Au menu, principalement, du Cloud Computing et sur les 35 sessions qui seront animées, 13 seront présentées par Microsoft.

Un début en force et qui risque de ne pas s’arrêter en si bon chemin au grand malheur de la communauté Open Source tunisienne.

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