Première rencontre de la communauté arabe Mozilla: une vraie communauté est en train de naitre

L'équipe Mozilla arabe réunie au complet dans le vieille cité de Amman - photo "Ahmed Soliman's Photography- Nozom.org"

C'est au terme de deux jours intensifs passés à Amman en Jordanie que la communauté a clos son premier meeting. La fondation Mozilla, organisme à but non lucratif est souvent habituée à organiser des meetings pour ces différents adhérents : dernier en date le meeting intercommunautaire des Balkans. Mozilla y met même une bonne partie de son budget que ce soit en termes de transport ou de logement. Le tout dans le but de renforcer les liens entre les différents membres et l'esprit communautaire dans le travail.

Le meeting de la communauté arabe a été pour la première fois marqué par la présence de la présidente de la fédération Mozilla, Mitchell Baker. Intéressée par le travail qui est en train de s'effectuer au niveau de la région arabe, la fondatrice de la fédération a fait le déplacement des États-Unis afin de prendre place à ce meeting et assister à toutes les réunions. Elle a même exprimé son grand intérêt pour la présence féminine au sein de la communauté Mozilla tunisienne où elle voudrait développer ceci et cibler les femmes développeuses tunisiennes. Pierros Papadias responsable des communautés d'Afrique du Nord, du Moyen-Orient et des Balkans a aussi été présent. C'est lui qui a été le modérateur de toutes les sessions de débats ainsi que du grand brainstorming pour collecter les idées à développer et les changements à opérer.

Les présents étaient au nombre de neuf venus de quatre pays arabes : la Palestine, l'Égypte, la Tunisie et l'Algérie. Quant à la team locale, la Jordan Team, elle était très active et beaucoup de membres ont fait le déplacement des coins d’Amman afin d'assister au meeting ayant eu lieu dans un hôtel au centre de la capitale.

Présentations des membres et des communautés faites, la médaille revient à la communauté jordanienne, la plus ancienne des communautés arabes. Beaucoup de ces membres sont très actifs avec des contributions en terme de développement de dons ou travail sur des sites web. Il est à noter que la majorité des présents étaient des développeurs web ou des graphistes, mais surtout des personnes passionnées par les valeurs de l’Open Web.

Le mot d'ordre était donné: c'est au profil de l'Open web que ces défenseurs arabes du projet Mozilla étaient là. Un internet facile, accessible à tous, transparent et ouvert était l'essence de leurs combats. Les responsables Mozilla présents se sont même étonnés de cet acharnement à faire changer les choses qu'ils ont trouvées dans les participants. Beaucoup ont parlé d'une démocratisation de l'accès à internet dans leurs pays et de fournir aux internautes un produit modulable notamment Firefox le navigateur phare de l'organisation. Les dirigeants suivent sur ce point. Tous les moyens seront mis en place pour aider les communautés des pays arabes à atteindre leurs objectifs : Organisation des évènements, travail sur la communication entre les différentes communautés, mise en place des noms de domaines pour des sites web locaux, intégration dans les Wiki de la communauté Mozilla... et pour suivre tout ceci un meeting chaque six mois organisé dans un pays arabe.

Un autre point a été soulevé et beaucoup discuté : la langue arabe sur internet et la traduction des produits Mozilla. La Jordan Team a déjà tant voulu avancer sur ce point, reste que traduire en arabe des produits avec des termes techniques informatiques pose beaucoup de problèmes. Rien que le nom de la fondation traduit en arabe a posé problème. Mais c'est au bout de ce meeting que la communauté a repris du poil de la bête. Aidé par la communauté égyptienne, un énorme travail pour traduire FireFox ou bien les sites web de la fondation sera effectué.

L'envie est là, et il faudra surement profiter de l'avantage de la langue pour réaliser de grands projets. Il ne sera pas seulement question de diffuser les projets, mais aussi de participer au développement et à la traduction surtout. À croire que la révolution arabe est en train de toucher le domaine des technologies des pays berceaux du savoir des centaines d'années avant et souvent délaissés et considérés comme de simples pays consommateurs maintenant.

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