Safer Internet: sensibiliser plutôt que censurer

Safer Internet: sensibiliser plutôt que censurer

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“Protéger ses données personnelles ; ne pas exposer autrui; se poser les bonnes questions avant de publier, d’accepter un ami, d’échanger des informations, de remplir un formulaire ou télécharger une application ; se protéger et réagir en cas d’exposition à des contenus indésirables, de demande de rencontres, d’usurpation d’identité, ou de harcèlement en ligne”. Le message d’Internet Society Tunisia est clair. « Ce n’est pas un jeu, c’est votre vie ».

L’association vient de lancer la campagne « Safer Internet » (Internet plus sûr), et ce, en partenariat avec, entre autres, le Secrétariat d’État aux Technologies, l’Agence Nationale de Sécurité Informatique et le Centre National de l’Informatique pour Enfant.

Pendant sept mois, la mission est d’ »organiser des manifestations notamment des sessions de sensibilisation pour la société civile, des concours destinés aux jeunes ou encore des conférences et des tables de discussion publiques ». Le 9 février 2012, la Tunisie rejoindra les 73 pays qui ont célébré le « Safer Internet Day » cette année.

Safer Internet répertorie déjà les solutions de contrôle parental offertes par les fournisseurs tunisiens d’accès à Internet. Le site dédié à la campagne offre un petit guide de dix consignes à enseigner à ses enfants pour améliorer leur sécurité en ligne.

En Tunisie, après la libération de l’Internet, seule la pornographie était au centre des débats. Cette campagne démontre que les dangers sont bien plus divers. Si les parents, inconscients, ont préféré faire confiance à Ammar 404 pour protéger leurs enfants, cette machine de censure ne protégera personne de dangers tels que ceux mis en valeur par les clips vidéos.

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