Ce que Walesa m’a dit…

Permettez-moi de partager avec vous ce bref témoignage. J’ai en effet pu avoir un aparté suffisamment long avec Lech Walesa, lors de sa récente visite en Tunisie et pu recueillir quelques propos de ce symbole de la révolution polonaise.

Après son combat à la tête du syndicat libre « Solidarnosc », Walesa, devenu prix Nobel de la Paix, a aussi été le premier président librement élu de la Pologne.

Voici en quelques points, les idées dont il m’a fait part en réponse à mes questions relatives à son expérience et ses recommandations pour la Tunisie d’aujourd’hui. Verbatim :

  • L’impatience est compréhensible mais attention : aussi peu de démagogie et d’anarchie que possible.
  • Ce n’est pas encore la liberté ; ce n’est qu’un pas dans cette direction. Il reste beaucoup d’obstacles à franchir : rénover l’économie, réussir les réformes malgré l’inexpérience politique des nouveaux cadres.
  • Il faut du temps et de la solidarité pour mettre fin aux vieilles structures et construire une nouvelle nation.
  • Les fautes que vous ferez aujourd’hui compteront beaucoup. Il faut de la sagesse et de la concertation pour éviter les écueils et bâtir l’avenir.
  • La démocratie, c’est d’abord le respect des lois. C’est la guerre de chacun contre chacun mais dans le cadre strict de la loi. Les politiciens sont là pour échanger des coups mais ils doivent respecter les règles de droit.
  • Si vous réussissez votre révolution, ce sera aussi une réussite pour le monde.

A chacun de réfléchir sur ce florilège qui émane d’un homme de très grande expérience !

Commentaires:

Commentez...